
C'est la nuit de la Chandeleur. C'est la fête de la lumière qui prévaut sur les ténèbres. La sorcière Denizia est fidèle au poste avec sa fée gardienne Mörhygan. Les grands cheveux châtains de Denizia tombent tel une chute d'eau en cascade le long de son dos pale et soyeux, caresse des rayons d'argent de la lune. La Dame-Sorcière et Fée-Gardienne sont en union avec l'invisible, nues a la lumière.
Tel un colibri, Mörhygan surplombe la tête de sa protégée Denizia qui tient ses bras en croix devant la pyramide de lampions qui apportent a ses attributs de femme des courbes orangées qui dansent le long de son corps opale. Le contraste de la lumière bleu-argent de la lune peint d'un pinceau nocturne le bas de son dos et les muscles fermes de l'arrière de ses jambes. Par contre, l'avant de son corps baigne dans la lumière rougeoyante des bougies qui enlumine de reflets dores le corps race. La dame est digne de sa Déesse Brigid. Ce corps devient le canevas de la nuit et du jour. Les harmonies corporelles se prêtent aux couleurs froides et a celles des luminaires qui caressent la peau dénudée et parée de velours d'or et de cuivre. Ainsi scindée entre le jour et la nuit, la communion s'opère tout le long des repères féminins de la dévote visitée par la grâce divine.
C'est ici le site ancestral des Porteuses de Magie Blanche de l'Ordre Céleste. Mörhygan, la fée gardienne, demeure confiante que Denizia sera a la hauteur des attentes célestes. Sur ce lieu sacre, les ancêtres païens de Dame Denizia ont construit cette serre étanche aux caprices des saisons. Dans ce jardin secret, cet oasis verdoyant est baigne des rayons lunaires. Ses verrières brodées de gerbes de métal dignes des artisans illumines de l'art nouveau des années-lumières, invitent la Mère-Nourrice a toucher de ses ondes lumineuses ses enfants chéris.
Sur son trône de granite sur lequel des vignes centenaires se sont oubliées, Brigid ressent la douce effluve de sa dévouée prêtresse de la Terre-Mère. Les yeux vert émeraude de la Déesse de la fertilité se mouillent de joie à cette vague qui monte en Elle. Cette joie même qu'Elle exprimait du temps de l'âge d'or des femmes de la Terre: Les Sorcières!
Mais à cette époque, Brigid était à son sommet. Peu de divinité, comme Elle, peuvent sentir la ferveur de leurs fidèles encore aujourd'hui.
Puis, comme un hasard qui se devine, Brigid lève les yeux vers l'apparition qui se matérialise à ses côtés. Ce sont ses compagnons des premiers âges: Ditratos, le Rôdeur-Mage et Yuna, la fée rebelle. Le fameux Miroir reflète déjà son image de Déesse, lorsque le Mage Blanc s'avance vers Elle.
- Très Vénérée Déesse, notre intervention éruptive ne se veut point directive ou sans respect, surtout en cette Nuit Sacrée de l'Imbolc!
- Je sais, très chers amis, je le ressentais à l'instant! Une nouvelle recrue de la Terre me nourrit de sa foi! Ses fruits oniriques sont mûrs et de bonne facture! Votre simple visite ici au moment même de la Chandeleur terrestre ajoute à la synchronicité du moment! Je lui accorde donc Ma Bénédiction Absolue... À l'instant même!
Dans un état de connection unique, Denizia, les yeux fermés, sent alors le poids de sa fée Mörhygan sur sa tête. Intriguée de l'attitude de sa fée-gardienne, la sorcière ouvre les yeux. Bouche baie, immobile, un spectacle incroyable se déploie devant elle.
Ces chandelles qui, jusqu'à tout de suite, symbolisaient simplement la Lumière qui prévaudra sur les Ténèbres, vers le Printemps renaissant... Les voilà qu'elles disparaissent une après l'autre et se transforment en oiseaux aux couleurs flamboyantes. Des plumages aux couleurs d'arc en ciel habillent chacune de ces créatures gracieuses et agiles qui s'élèvent en tourbillon tout autour de Denizia et Mörhygan.
En simultanée, Mörhygan s'appuie de ses bras avancés sur le front de sa belle. Denizia, elle, lève les sourcils et le regard vers sa fée-gardienne.
- C'est toi qui?... disent-elles ensemble.
Dans un seul souffle coupé, les deux amies sont stupéfaites! Elles sont ici dans l'oeil d'un cyclone de créatures aviaires d'une beauté inégalée. La blanche nudité de Denizia fait contraste aux couleurs exotiques des oiseaux tournoyant tout autour d'elle. Comme seule réplique à ce phénomène des plus paranormal, les bras de la jeune sorcière, elle se jette à genoux et projette son torse entre ses cuisses. Ses cheveux longs s'épanouissent en éventail sur son dos pâle et courbé. Prosternée devant la Faveur Divine que Brigid lui accorde, Denizia lance et relance d'une voix étouffée par l'émotion:
- Bénit soit-on! Bénit soit-on! Bénit soit-on! ...
Toujours entrelacée dans les mèches de cheveux de sa sorcière, Mörhygan lui tape alors gentiment sur le crane.
- Regarde devant nous, grande soeur! Regarde!
Alors que ses lèvres sensuelles caressaient sa Terre généreuse, Denizia élève son visage lentement. Des larmes de joie coulent encore de ses joyaux vert amandés. Puis la surprise gèle tous ses muscles. Ses yeux vitreux s'immobilisent sur un oiseau qu'elle n'avait pas remarqué dans la nuée d'ailes et de couleurs: Un faucon.
Là, sur le sol où la pyramide de Lumière était. Tout calme, le faucon regarde Denizia avec un air interrogateur en se penchant la tête de biais, comme pour mieux réfléchir. Il s'approche d'elle. Denizia lui tend le bras gauche en guise d'acceuil. D'un gracieux coup d'ailes majestueuses, l'oiseau de proie vient se percher sur le poignet nu de la belle. Dans un réflexe de douleur plus que de peur, Denizia rétracte son bras. Les serres acérés s'enfoncent dans la chaire tendre. Des filets rouge écarlate courent sur l'avant-bras de la femme et se fusionnent à la Terre-Mère gouttes après gouttes. Les yeux vifs et profonds du maître des airs observent intensément ceux de la fille de la terre.
Puis, l'empathie sacrée se crée. Avec elle, les Mémoires Oniriques font surface.
- Mörhygan? Où es-tu?
- Oui, Denizia, je suis là! Entre tes cuisses, son regard m'intimide!
- N'ai pas peur de lui, Mörhygan. Il sera les ailes que les démons m'ont coupé. Je serai sa Soeur de Terre et toi, tu nous protégera des Légions Démoniques.
Trois êtres nus, en symbiose, se relèvent et se tournent vers le centre de la serre ancestrale.
Nous les revoyons étendus sous la ramure de l'Arbre de Vie de la serre: Un chêne dont les racines courent tout le long du Jardin Secret. L'humidité chaude de l'oasis maintenant peuplé d'oiseaux exotiques, n'empêche pas la peau veloutée de Denizia d'être parcourue d'un frisson quand le faucon vient se blottir sur son sein gauche. La fée Mörhygan est allongée sur la pointe du triangle pubien de Denizia, encastrée entre ses deux cuisses roses. L'Imbolc aura été chaleureux pour Denizia.
FIN
Tel un colibri, Mörhygan surplombe la tête de sa protégée Denizia qui tient ses bras en croix devant la pyramide de lampions qui apportent a ses attributs de femme des courbes orangées qui dansent le long de son corps opale. Le contraste de la lumière bleu-argent de la lune peint d'un pinceau nocturne le bas de son dos et les muscles fermes de l'arrière de ses jambes. Par contre, l'avant de son corps baigne dans la lumière rougeoyante des bougies qui enlumine de reflets dores le corps race. La dame est digne de sa Déesse Brigid. Ce corps devient le canevas de la nuit et du jour. Les harmonies corporelles se prêtent aux couleurs froides et a celles des luminaires qui caressent la peau dénudée et parée de velours d'or et de cuivre. Ainsi scindée entre le jour et la nuit, la communion s'opère tout le long des repères féminins de la dévote visitée par la grâce divine.
C'est ici le site ancestral des Porteuses de Magie Blanche de l'Ordre Céleste. Mörhygan, la fée gardienne, demeure confiante que Denizia sera a la hauteur des attentes célestes. Sur ce lieu sacre, les ancêtres païens de Dame Denizia ont construit cette serre étanche aux caprices des saisons. Dans ce jardin secret, cet oasis verdoyant est baigne des rayons lunaires. Ses verrières brodées de gerbes de métal dignes des artisans illumines de l'art nouveau des années-lumières, invitent la Mère-Nourrice a toucher de ses ondes lumineuses ses enfants chéris.
Sur son trône de granite sur lequel des vignes centenaires se sont oubliées, Brigid ressent la douce effluve de sa dévouée prêtresse de la Terre-Mère. Les yeux vert émeraude de la Déesse de la fertilité se mouillent de joie à cette vague qui monte en Elle. Cette joie même qu'Elle exprimait du temps de l'âge d'or des femmes de la Terre: Les Sorcières!
Mais à cette époque, Brigid était à son sommet. Peu de divinité, comme Elle, peuvent sentir la ferveur de leurs fidèles encore aujourd'hui.
Puis, comme un hasard qui se devine, Brigid lève les yeux vers l'apparition qui se matérialise à ses côtés. Ce sont ses compagnons des premiers âges: Ditratos, le Rôdeur-Mage et Yuna, la fée rebelle. Le fameux Miroir reflète déjà son image de Déesse, lorsque le Mage Blanc s'avance vers Elle.
- Très Vénérée Déesse, notre intervention éruptive ne se veut point directive ou sans respect, surtout en cette Nuit Sacrée de l'Imbolc!
- Je sais, très chers amis, je le ressentais à l'instant! Une nouvelle recrue de la Terre me nourrit de sa foi! Ses fruits oniriques sont mûrs et de bonne facture! Votre simple visite ici au moment même de la Chandeleur terrestre ajoute à la synchronicité du moment! Je lui accorde donc Ma Bénédiction Absolue... À l'instant même!
Dans un état de connection unique, Denizia, les yeux fermés, sent alors le poids de sa fée Mörhygan sur sa tête. Intriguée de l'attitude de sa fée-gardienne, la sorcière ouvre les yeux. Bouche baie, immobile, un spectacle incroyable se déploie devant elle.
Ces chandelles qui, jusqu'à tout de suite, symbolisaient simplement la Lumière qui prévaudra sur les Ténèbres, vers le Printemps renaissant... Les voilà qu'elles disparaissent une après l'autre et se transforment en oiseaux aux couleurs flamboyantes. Des plumages aux couleurs d'arc en ciel habillent chacune de ces créatures gracieuses et agiles qui s'élèvent en tourbillon tout autour de Denizia et Mörhygan.
En simultanée, Mörhygan s'appuie de ses bras avancés sur le front de sa belle. Denizia, elle, lève les sourcils et le regard vers sa fée-gardienne.
- C'est toi qui?... disent-elles ensemble.
Dans un seul souffle coupé, les deux amies sont stupéfaites! Elles sont ici dans l'oeil d'un cyclone de créatures aviaires d'une beauté inégalée. La blanche nudité de Denizia fait contraste aux couleurs exotiques des oiseaux tournoyant tout autour d'elle. Comme seule réplique à ce phénomène des plus paranormal, les bras de la jeune sorcière, elle se jette à genoux et projette son torse entre ses cuisses. Ses cheveux longs s'épanouissent en éventail sur son dos pâle et courbé. Prosternée devant la Faveur Divine que Brigid lui accorde, Denizia lance et relance d'une voix étouffée par l'émotion:
- Bénit soit-on! Bénit soit-on! Bénit soit-on! ...
Toujours entrelacée dans les mèches de cheveux de sa sorcière, Mörhygan lui tape alors gentiment sur le crane.
- Regarde devant nous, grande soeur! Regarde!
Alors que ses lèvres sensuelles caressaient sa Terre généreuse, Denizia élève son visage lentement. Des larmes de joie coulent encore de ses joyaux vert amandés. Puis la surprise gèle tous ses muscles. Ses yeux vitreux s'immobilisent sur un oiseau qu'elle n'avait pas remarqué dans la nuée d'ailes et de couleurs: Un faucon.
Là, sur le sol où la pyramide de Lumière était. Tout calme, le faucon regarde Denizia avec un air interrogateur en se penchant la tête de biais, comme pour mieux réfléchir. Il s'approche d'elle. Denizia lui tend le bras gauche en guise d'acceuil. D'un gracieux coup d'ailes majestueuses, l'oiseau de proie vient se percher sur le poignet nu de la belle. Dans un réflexe de douleur plus que de peur, Denizia rétracte son bras. Les serres acérés s'enfoncent dans la chaire tendre. Des filets rouge écarlate courent sur l'avant-bras de la femme et se fusionnent à la Terre-Mère gouttes après gouttes. Les yeux vifs et profonds du maître des airs observent intensément ceux de la fille de la terre.
Puis, l'empathie sacrée se crée. Avec elle, les Mémoires Oniriques font surface.
- Mörhygan? Où es-tu?
- Oui, Denizia, je suis là! Entre tes cuisses, son regard m'intimide!
- N'ai pas peur de lui, Mörhygan. Il sera les ailes que les démons m'ont coupé. Je serai sa Soeur de Terre et toi, tu nous protégera des Légions Démoniques.
Trois êtres nus, en symbiose, se relèvent et se tournent vers le centre de la serre ancestrale.
Nous les revoyons étendus sous la ramure de l'Arbre de Vie de la serre: Un chêne dont les racines courent tout le long du Jardin Secret. L'humidité chaude de l'oasis maintenant peuplé d'oiseaux exotiques, n'empêche pas la peau veloutée de Denizia d'être parcourue d'un frisson quand le faucon vient se blottir sur son sein gauche. La fée Mörhygan est allongée sur la pointe du triangle pubien de Denizia, encastrée entre ses deux cuisses roses. L'Imbolc aura été chaleureux pour Denizia.
FIN
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