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vendredi 14 septembre 2012

Chronique VI des Filles des Pléiades



« Je vous parle d’un temps où toutes les étoiles scintillent comme des diamants dans un ciel nourri de la vie prenant la forme des rêves de Dieu. Oui, c’est alors que notre Mère Terre, encore toute jeune, en est à ses premiers essaies pour accoucher d’une nouvelle race, d’une nouvelle promesse incarnée, d’un nouvel espoir. Des semences d’étoiles coulent dans leurs veines comme des poissons miroitants  qui nagent dans le Grand Fleuve de la Vie. »
Le conteur garde ses yeux fermés et se prête au vent nourrissant ses narines, touché par les caresses de ce monde d’Éther, présent dans toutes fibres de vie. Tout son corps résonne à la Divine Présence qui l’interpelle de nouveau, inspirant chaque mot, enveloppé d’émotion, ciblant chaque cœur, chaque âme, chaque enfant intérieur envoûté par sa séance. Gracieux comme un cygne, le conteur ouvre ses yeux, ses bras, son cœur, son âme et chante ses merveilles qui s’envolent dans l’air pour former des passerelles permettant aux pèlerins des étoiles d’être portés encore par l’essence magique de l’histoire.
« Ici même à mes côtés, derrière un voile d’invisibilité, se tient la Dame Reine des Filles des Pléiades : Maïa. Elle vous rend visite, enfants des étoiles, mais comme observatrice. Bien que son corps physique évolue profondément dans l’océan de vie appelé univers, son lien déployé emprunte un sentier créé à partir de certains Rêves Divins. Nous les nommons LES RIVES ONIRIQUES. Par cet état de conscience, notre Reine demeure connectée à nous et marche tout le long de nos propres rêves, témoin de notre réalité entièrement modelée par chacun de nous. Vous, spectateurs et moi, le conteur, sommes liés ensemble sur ces Rives effleurant les Rêves Divins. »
Le conteur, les yeux et les bras grands ouverts,  accueille le monde autour de lui,  autant l’invisible que le visible. Dans un seul rythme, un chant de vagues divines caresse tous cœurs et âmes s’assemblant sur les Rives Oniriques. D’une voix harmonisée avec le tintement des cailloux et coquillages minuscules dansant sur le sable mouillé, le conteur conclue :
« Comme à l’aube de la vie sur notre Terre Mère, ici aussi, sous le couvert des Ifs géants… comme dans le futur, quand l’humanité sera captive dans une illusion construite de peur et de pouvoir, nous améliorons ensemble une ligne du temps de multiples possibilités. »
La tête penchée vers l’avant, le conteur prend une profonde respiration et laisse ses yeux bleus océan parcourir l’audience fervente. Il sait que le temps des révélations est venu. Lentement, un sourire se dessine sur son visage à la pensée qui vient de lui surgir. La Reine des Pléiades s’active doucement sur sa connexion télépathique, intensifiant grandement le pouvoir créatif du Voyageur de Conscience. L’atmosphère vibre d’anticipation dès que sa voix tranche le silence :
« Notre Reine a parlé, ici et maintenant est le rendez-vous idéal. » Du dessus de sa tête, une fontaine colorée des couleurs de l’arc-en-ciel jaillit tel un feu d’artifice.
« Tout comme les saisons qui planent au dessus de nos têtes, comme la lune caressant notre océan intérieur, comme le soleil radiant de sa lumière réconfortante, comme l’oiseau chantant à votre cœur et comme l’enfant qui accroche un sourire à nos rides… nous réagissons réciproquement dans un seul élan de Grâce, de Joie, de Bienveillance et de Beauté. Ces états d’être sont gratuits et peuvent couler dans vos veines comme ruisseaux d’eau fraîche au creux des montagnes. Sur ce sentier béni par vos sourires épanouis le long de votre chemin de vie, vous devenez cette beauté même définissant la simplicité dénudée d’un miracle divin. Notre Reine pléiadienne nous montre le chemin. Elle est venu à mes côté, provenant de ce lointain amas d’étoiles situé dans la constellation du Taureau pour vous dire où pointer votre flèche. »
Le Voyageur de Conscience est si radieux dans son costume fait d’accessoires exotiques. Prétendant être un archer, il vise une cible invisible en face de lui. Chaque personne assistant au conte se sent alors transpercée par une étincelle vive en pleine poitrine. Leur cœur est touché de nouveau. C’est pourquoi il y a tant de gens de tout âge attirés par ces instants magiques réconfortants.
Satisfait et enrichi par la complicité de sa Reine, le conteur sourit et disparaît dans une nuée spiralée composée des sept couleurs de l’arc-en-ciel.
WOUUUSH!
Comme d’habitude, le Voyageur de Conscience a sauté dans un autre plan du multivers.
C’est la fin de la Chronique VI des Filles des Pléiades.
Renatus, votre chroniqueur.

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